La nuit s’achèvera quoi qu’il arrive

28 janvier 2012

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A midi nous nous retrouvons sur l’esplanade de la mosquée Hassan II. Paysans, sultans, tous ont participé de leur poche à construire l’édifice insultant. Le plus haut minaret d’Afrique. Plus qu’une belle jambe pour un peuple qui boîte.

Plus loin, le restaurant La Mer, à côté du Cabestan, l’endroit branché du moment, une Ferrari blanche à l’entrée. Nous mangeons devant le spectacle d’énormes rouleaux qui se cassent sur les rochers rouge sombre. La Mer porte mal son nom : ici c’est l’océan. Je découvre l’Atlantique, la mayonnaise est bonne et comme toute mayonnaise: toujours un peu écœurante.

Le soir nous retrouvons Mohamed El Baz, un artiste contemporain, au 27e étage du Kenzy Hôtel, salon lounge, piano-bar, putes de luxe autour de jeunes, moins jeunes, toutes à tomber par terre, comme la vue. Avoir la ville à ses pieds, ce miroir de pouvoir, nos yeux qui marchent sur les tronches des passants : des chiens, des chats, des ânes, qui traînent plus bas dans la poussière.

Une piscine verticale décore l’hôtel de la réception au toit. Un minaret de lumière. L’eau glisse, éblouie, incapable de dire non à la pente du mur en plastique transparent.

Puis nous dînons et je rentre me coucher à La source du lion (l’atelier-galerie de l’artiste Hassan Darsi).

Mohamed Choukri raconte dans Le pain nu que suite à beuverie, bagarre et putains infirmières, ils se retrouvent avec Ha